Relance de la filière pois du cap malgache : espoir et désespoir

Le pois du cap était une filière prometteuse pour Madagascar durant la colonisation et les débuts de la première république. A cette époque ce produit était reconnu internationalement pour sa qualité par rapport à ceux d’autres pays.

Actuellement, le pois du cap malgache a perdu cette réputation. A partir des années 80, le produit s’est détérioré et ne répond plus aux normes exigées par le marché international. La filière s’est effondrée !

Le pois du cap malgache est aujourd’hui atteint par une maladie connue sous le nom de « menamaso ». Il s’agit d’une défaillance génétique qui se manifeste par des taches rouges au niveau du hile de la graine et qui noircit au cours de la cuisson, pénalisant encore plus l’exportation. En outre, le calibre des grains diminue fortement et ne remplit plus les normes requises par le marché européen.

Toutefois, dans le contexte actuel de la mondialisation et de l’intégration du pays dans la zone de libre-échange africain du SADEC (Communauté de Développement de l’Afrique Australe), la relance de la culture de pois de cap pourrait constituer un atout pour Madagascar. C’est en partie pour cette raison que le PSDR (Projet de Soutien pour le Développement Rural) a mis en place un projet de relance de la filière en soutenant notamment les jeunes associations paysannes de la région Menabe, terre de prédilection de pois du cap.

A l’issue du projet, de bons résultats ont été obtenus dans l’éradication du « menamaso », dans l’amélioration des techniques de production et dans le niveau de vie de certains producteurs. Par contre, les besoins fondamentaux de l’ensemble des paysans ne sont pas pris en considération par les promoteurs du projet.

Les financements octroyés par le PSDR n’ont pas réussi à améliorer la situation de la population dans sa globalité. Au contraire, un sentiment d’injustice s’éveille chez les jeunes paysans de la région. Les actions entreprises n’ont favorisé qu’une partie de la population.

Au fait, dans le circuit de commercialisation, parmi les différents acteurs de la filière, les paysans producteurs de pois de cap sont victimes de la pression imposée par les collecteurs.

Cette situation entraîne une vive frustration au sein de la couche paysanne. Aussi, les jeunes de la région affirment que le projet n’a point répondu à leurs attentes et n’hésitent pas à exprimer leur déception.

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7 commentaires

  1. Finaritra
    Le 11/07/2011 à 17:52 | Permalien

    Il faut surtout savoir que les projets « top-down » font l’objet de rejet! C’est toujours valable même en matière de développement de filière agricole…

  2. Mia
    Le 11/09/2011 à 15:18 | Permalien

    Cette filière est très prometteuse, et je tiens à encourager les jeunes paysans et surtout les jeunes agriculteurs de Menabe à s’impliquer davantage dans ce secteur. D’autant plus, le marché n’est pas encore saturé.

  3. faly
    Le 11/14/2011 à 08:41 | Permalien

    Le pois du cap a un bon avenir devant lui…

  4. Sanga
    Le 11/14/2011 à 08:44 | Permalien

    Un exemple de plus qui illustre la pression des collecteurs face aux producteurs !

  5. Arivo
    Le 11/23/2011 à 16:23 | Permalien

    Pourtant, il ne faudrait jamais éteindre ce feu de l’espoir, aussi petit soit il !

  6. Val
    Le 11/26/2011 à 11:44 | Permalien

    Arivo/ l’espoir fait vivre les agriculteurs malgaches… au sens positif tu terme !

  7. fenitra
    Le 11/26/2011 à 17:25 | Permalien

    Val> oui mais l’espoir ce n’est pas du concret : Acta non verba !

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